L’ancien modèle de la mondialisation est obsolète

L’ancien modèle de la mondialisation est obsolète

Un des dirigeants européens assistant à la conférence sur la «Nouvelle Route de la Soie» à Pékin, était le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. A Pékin, il s’est exprimé en détail dans une interview accordée à la télévision chinoise. Le communiqué de presse du gouvernement hongrois présenté ci-dessous, cite des passages importants de ses déclarations de façon directe et indirecte.

Selon le Premier ministre [Viktor Orbán], nous avons atteint un pic entre diverses périodes historiques: le vieux modèle de la mondialisation – construit sur l’idée que l’argent, le profit et le savoir-faire technologique se trouvent en Occident, «d’où ils influencent les pays orientaux moins développés» – a perdu son élan.
Cette ancienne vue des choses s’est transformée au cours des dernières décennies, a-t-il précisé, et notamment pendant les dix dernières années: les lieux de production de l’économie mondiale ne se trouvent plus à l’Ouest, mais à l’Est. Plus précisément, «l’Orient a rattrapé l’Occident», a-t-il déclaré. En ce qui concerne l’état de leur développement technologique, les entreprises de l’Est sont sur un pied d’égalité avec l’Occident, «les plus grandes quantités d’argent ont été accumulées en Asie» et «elles retournent maintenant à l’Ouest».

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La Chine est prête à gouverner le monde

La Chine lance la Nouvelle Route de la Soie, une route qui relie la Chine à l’Afrique, et à l’Europe sur les traces de Marco Polo. Cette opportunité économique et géostratégique est la meilleure nouvelle qui puisse arriver pour l’Europe qui se trouve à une extrémité de la Route. L’Europe saura-t-elle profiter de cette ouverture économique vers l’Orient ?

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« Les vieux pays ont des lunettes pour voir le futur », aurait pu dire un proverbe chinois. Le président Xi Jinping s’est inspiré de la légendaire Route de la Soie, qui a assuré la prospérité de la Chine pendant un millénaire, pour lancer le plan de développement économique le plus ambitieux de l’histoire du 21e siècle : « One Belt One Road » (OBOR). D’un côté, une « ceinture » terrestre qui relie l’intérieur de la Chine à l’Europe, par l’Asie centrale et la Turquie ; de l’autre côté, une « route » maritime qui relie le littoral chinois à l’Est de l’Afrique, en passant par les pays du Golfe. C’est la « Nouvelle Route de la Soie » qui officialise l’entrée de la Chine dans le club des grandes puissances mondiales.

L’OBOR matérialise, en effet, les alliances politiques et commerciales que la Chine, puissance montante du 21e siècle, a patiemment tissé depuis des décennies. Cela fait plusieurs années que les entreprises chinoises construisent des pipelines et des réseaux de fibres optiques à travers l’Eurasie et l’Afrique. Loin d’agir avec des canonnières, comme les anciennes puissances européennes et les Etats-Unis, la Chine choisit une méthode plus habile, le « soft power », investissant dans des pays en voie de développement pour s’y rendre indispensable.

L’objectif de la Chine est, bien entendu, de dynamiser son économie. Avec une croissance de « seulement » 7,4 % de son PIB, l’an dernier, la Chine doit absolument donner une nouvelle impulsion à son économie. Ses manufactures, principalement la fabrication d’acier et les équipements lourds, vont trouver de nouveaux débouchés.

 Sur la Nouvelle Route, la Chine trouvera également de nouveaux gazoducs en Asie centrale et de nouveaux ports en eau profonde, en Asie du Sud, pour étancher durablement sa soif en énergies fossiles. 

 Ces projets vont aussi imposer le renminbi comme monnaie d’échange internationale, au détriment du dollar. C’est un objectif économique important pour Pékin.

Sur le plan militaire, la réouverture de voies terrestres entre l’Europe et la Chine sert à contourner le détroit de Malacca. Ce goulot d’étranglement de 45 kilomètres de large et 700 kilomètres de long, coincé entre la Malaisie et l’Indonésie, voit passer 90 % du trafic maritime chinois vers l’ouest. Pour paralyser la Chine, il suffirait de bloquer le détroit.
Ces routes terrestres entre l’Europe et l’Asie feraient gagner dix jours, en moyenne, par rapport au transport maritime. Le passage par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie serait encore plus rapide.
Enfin, sur le plan géopolitique encore, la Chine est convaincue que le fait de construire une zone de prospérité économique va étouffer la menace de chaos djihadiste, né de la misère économique, qui menace d’emporter l’Asie et l’Afrique. Un peuple bien nourri peut, selon Pékin, se passer d’idéaux politiques ou religieux.

Après des années de modestie de façade, la Chine est prête à gouverner le monde, c’est ce qu’elle signifie en créant la Banque Asiatique d’Investissement dans l’infrastructure (AIIB), du Fonds de la Route de la soie, de l’Organisation de coopération de Shanghai, des BRICS, du G13 et des forums économiques, tels que le Forum de Boao. La Chine s’était initialement, en apparence, soumise au système de gouvernance mondiale prôné par les Américains. Cette phase a pris fin.

l’Union européenne pourrait embrasser cette nouvelle opportunité de développement avec enthousiasme. Elle y gagnerait en stabilité régionale, en développement économique et diversifierait son approvisionnement énergétique. De plus, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, le Kazakhstan sont de nouveaux marchés intéressants pour les entreprises européennes. Participer à la Nouvelle Route de la Soie serait une bonne occasion de se rapprocher de la Russie et apaiser les tensions. l’Union européenne aurait une occasion unique de formuler ses propres intérêts en collaborant avec la Chine à la création de cette nouvelle Route de la Soie. Cela deviendrait une initiative sino-européenne, un projet gagnant aux deux extrémités de la route.
Mais l’Europe est aujourd’hui beaucoup trop asservie à Washington pour oser saisir cette opportunité. La vieille Europe a perdu ses lunettes, elle ne voit plus l’avenir.

Fonte: William Kergroach

The 29’s Crack and The Great Depression (español)

Reuters: Japan, China to boost financial ties amid protectionist, North Korean tensions

 

Chinese Finance Minister Xiao Jie (R) and Japanese Finance Minister Taro Aso shake hands in Yokohama

Chinese Finance Minister Xiao Jie (R) and Japanese Finance Minister Taro Aso shake hands during their bilateral meeting, on the sidelines of Asian Development Bank (ADB) annual meeting, in Yokohama, Japan, Saturday, May 6, 2017. REUTERS/Koji Sasahara/Pool

By Tetsushi Kajimoto | YOKOHAMA, JAPAN

06/05/2017

Japan and China agreed to bolster economic and financial cooperation, Japanese Finance Minister Taro Aso said on Saturday, as U.S. President Donald Trump’s protectionist stance and tension over North Korea weigh on Asia’s growth outlook.

Chinese Finance Minister Xiao Jie, who missed a trilateral meeting with his Japanese and South Korean counterparts on Friday for an emergency domestic meeting, had flown in for the talks with Aso, seeking to dispel speculation his absence had any diplomatic implications.

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Diretor do BRICS Overseas, Luiz Pinto analisa nova conjuntura dos emergentes

Publicado originalmente em: 11/4/2017

Professor visitante da Qatar University e diretor-executivo da consultoria BRICS Overseas, Luiz Pinto fala dos impactos da chamada “desglobalização” sobre o grupo dos principais países emergentes – em particular, o Brasil. Ainda, o professor explica o papel complementar do Banco dos BRICS na ordem financeira global e ressalta o foco em projetos de infraestrutura da instituição.

Sobre o Brasil, Pinto aborda as reformas do BNDES, o impacto da Operação Lava Jato sobre conglomerados nacionais, a urgente necessidade de parcerias público-privadas (PPPs) e a cautela de investidores estrangeiros diante da instabilidade política do País.

Fecomercio SP

A posição do Brasil na economia atual, na análise de Edmund Amann

Publicado em 3/3/2017

Edmund Amann, economista e professor de Estudos Brasileiros na Universidade de Leiden, na Holanda, conversa com Renato Galeno sobre o modelo brasileiro de desenvolvimento e as perspectivas para novas reformas diante do atual cenário econômico. O professor da Leiden discute ainda as relações entre Brasil e China, os problemas com a falta de infraestrutura no País e o cenário internacional com a chegada de Donald Trump à Casa Branca.

Fecomercio SP

Os fatores que limitam a economia brasileira, por José Scheinkman

Publicado em: 27/1/2017

Baixa produtividade e eficiência estagnada têm limitado o crescimento econômico brasileiro, segundo a análise do professor emérito da Universidade Columbia, José Alexandre Scheinkman.

Nesta entrevista conduzida por Érica Fraga, o economista defende que a produtividade do agronegócio poderia ser um modelo a ser seguido pelos demais setores. Sua tese tem como base os cases de sucesso da Embrapa, que tornou a agricultura nacional tão competitiva quanto a dos Estados Unidos, por exemplo.

Fecomercio SP