La Guerre des étoiles, de la fiction à la réalité

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Au début de la conquête spatiale, les Grandes puissances étaient convenues à l’Onu de ne pas entreposer d’armes dans l’espace. Cependant, sans que l’on sache s’ils ont violé ce principe ou non, les États-Unis ont depuis déployé une gamme d’armes permettant de détruire les satellites ennemis ; en principe depuis la Terre et non pas depuis d’espace.


Dans l’imaginaire collectif les armes spatiales sont celles des films de science-fiction de la série La Guerre des étoiles.
Sans qu’on ne s’aperçoive, parce que dans les médias presque personne n’en parle, elles sont devenues réelles.

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La course aux armements, nucléaires compris, s’est depuis longtemps étendue de la Terre à l’espace. En tête se trouvent les États-Unis, qui visent toujours plus le contrôle militaire de l’espace. La nouvelle secrétaire de l’U.S. Air Force, Heather Wilson, immédiatement après avoir pris ses fonctions, annonce le 16 juin 2017 la réorganisation du quartier général pour potentialiser les opérations spatiales en les intégrant encore plus dans celles de l’Aéronautique. Objectif déclaré : « Organiser et entraîner des forces en mesure de prévaloir dans n’importe quel futur conflit qui puisse s’étendre à l’espace ». Le responsable des systèmes militaires spatiaux est le Commandement stratégique (StratCom), qui est à la fois responsable des armes nucléaires et des cyber-armes. « Nous avons des forces spatiales et cyber-spatiales supérieures qui sont fondamentales pour le style de guerre américain dans chaque théâtre d’opération dans le monde entier », écrit en février dernier le général John Hyten, commandant du StratCom, en soulignant que « nos forces nucléaires sont sûres et prêtes à tout moment » et que « si la dissuasion devait échouer, nous sommes prêts à les utiliser ».

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La rencontre Trump-Poutine est si proche et pourtant si lointaine

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Un haut responsable américain à Washington a déclaré à l’agence de presse TASS lundi que la Maison Blanche ne prévoit pas une rencontre entre le président Donald Trump et le président Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 (7-8 Juillet) à Hambourg, mais la décision finale n’a pas été prise. Il n’était pas formel, mais pas pessimiste. Il a dit:

  • Vous pouvez tout imaginer mais je m’attendrais à ce que la rencontre ait lieu. Je sais pertinemment que rien n’a encore été prévu, et rien n’a été décidé sur le format.
  • Dans un sens, il (Trump) se prépare toujours à ces rencontres. Il a des séances d’information de renseignement presque tous les jours. Il parle à ses conseillers en sécurité nationale presque tous les jours. Il parle à ses Secrétaires d’Etat et de la Défense un certain nombre de fois par semaine. Alors, il est bien versé sur les questions et reçoit des mises à jour régulières depuis que l’administration a commencé, et même avant qu’elle ne commence.
  • Je m’attendrais à ce que tout le programme soit finalisé avant que nous ne partions, et nous partons le 5 Juillet. Cependant, je ne veux simplement pas vous donner une prévision solide. Je ne suis jamais complètement sûr de quoi que ce soit.

Il y avait toujours une grosse anxiété dans la course aux sommets américano-soviétiques, mais pas de cette façon, où un président américain ne peut pas admettre qu’il espère rencontrer son homologue russe. Barack Obama a commencé la pratique de ne pas planifier des réunions avec M. Poutine en marge des événements internationaux, mais faisait en sorte qu’elles apparaissent comme des événements improvisés. Il voulait donner l’impression que la Russie n’était pas une « priorité » et espérait sans doute qu’il blesserait Poutine. Bien sûr, Poutine s’en fout – tant qu’il avait des affaires à régler. Il y a eu des moments difficiles, bien sûr. Celui qui est encore incrusté dans ma mémoire est la photo d’Obama et Poutine au sommet du G8 2013 à Lough Erne en Irlande du Nord – regardant fixement devant eux, dans le silence de cathédrale, tous les deux maladroitement assis. (Ce fut avant même le coup d’Etat en Ukraine et les sanctions.)

Obama et Poutine au sommet du G8 2013 à Lough Erne en Irlande du Nord.

Le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a déclaré samedi à Moscou que Poutine est prêt à rencontrer Trump dans n’importe quel « format ». Seulement, Trump pourrait vouloir gonfler les muscles pour apparaitre comme « l’homme fort ». En effet, la déclaration de la Maison Blanche publié lundi soir semble de mauvaise augure :

  • Les États-Unis ont identifié des préparatifs potentiels pour une autre attaque d’armes chimiques par le régime Assad qui se solderait probablement par un assassinat de masse de civils, dont des enfants innocents. Si … M. Assad menait une autre attaque d’assassinat de masse en utilisant des armes chimiques, lui et son armée paieront un lourd tribut.

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Les États-Unis font face à un revers historique au Moyen-Orient

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Le bloc de quatre pays arabes menés par l’Arabie Saoudite, qui a imposé un embargo contre le Qatar le 5 Juin, a finalement présenté sa liste d’exigences. Une dépêche d’AP, ici, énumère les 13 demandes. Parmi les demandes les plus frappantes il y a celles qui exigent de Doha de réduire ses liens avec l’Iran, d’interrompre les relations avec le Hezbollah et les Frères musulmans, la fermeture d’une base militaire turque dans le pays, et la fermeture de la chaîne d’état d’Al Jazeera et de plusieurs agences de presse.

Fait intéressant, le Qatar devrait également « consentir à des inspections mensuelles pour la première année après avoir accepté les demandes, puis une fois par trimestre au cours de la deuxième année. Pour les 10 années suivantes, le Qatar serait contrôlé chaque année pour vérifier qu’il reste conforme. « Tout cela signifie que la capitulation abjecte et sans conditions du Qatar ne satisfera que ses « grands frères » -. Rien de moins. Soit dit en passant, il y a aussi un calendrier à respecter – dans les 10 prochains jours – sinon les demandes s’intensifieront.

À mon avis, le Qatar n’aura aucune difficulté à voir que tout ceci n’est rien de moins qu’une poussée à peine voilée pour un « changement de régime ». La réponse du régime ne peut être que celle-ci : ces gros bonnets arabes peuvent aller se faire pendre.

Que va-t-il se passer ensuite? En termes simples, le Moyen-Orient musulman est sur le point de se diviser et le schisme historique aura des conséquences profondes pour la sécurité régionale et internationale.

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Combats aériens US/Russie à venir ?

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Le Pentagone a confirmé dans un communiqué avoir changé la trajectoire de ses avions de chasse en Syrie pour « éviter des menaces connues sur le champ de bataille ».

Le porte-parole du département de la Défense a menacé de son côté la Russie dont les chasseurs « pourraient être combattus » par les avions de combat américains: au cas où un face-à-face se produirait (avec les Russes), les chasseurs américains se défendront ».

Dimanche soir, un F-18 américain a abattu un Sukhoi syrien au-dessus de la Syrie alors qu’il rentrait d’une campagne de bombardement contre les terroristes de Daech  au sud de la ville syrienne de Raqqa.

En réaction à cette attaque, la Russie qui l’a condamnée dans les termes les plus vifs, a annoncé avoir suspendu l’accord sur la sécurité des vols dans le ciel syrien qu’il avait signé avec les États-Unis. « N’importe quel avion US qui survolerait les zones opérationnelles russes en Syrie, serait pris pour cible », a affirmé le ministère russe de la Défense qui voit dans cet acte « une agression militaire ».

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Le néonazisme en Europe est Otan

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L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

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La France propose à l’ONU de déployer une force anti-djihadistes au Sahel

Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim Boubacar Keita avec les troupes de l'opération Barkhane, le 19 mai 2017.

Elle pourrait « utiliser tous les moyens nécessaires » pour « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ». La France a présenté mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le déploiement d’une force militaire africaine chargée de combattre les djihadistes et les trafiquants de drogue dans le Sahel. Le Conseil pourrait voter sur cette proposition de résolution la semaine prochaine.

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L’Ukraine multiplie les provocations sanglantes et les opérations sous faux drapeau dans le Donbass

L’Ukraine multiplie les provocations sanglantes et les opérations sous faux drapeau dans le Donbass

Depuis plus d’une semaine, l’armée ukrainienne multiplie les provocations sur la ligne de front, tirant tantôt sur la République Populaire de Donetsk (RPD) pour pousser son armée à tirer en retour, tantôt sur les villes qui se trouvent sous son contrôle afin d’en faire porter la responsabilité à la RPD.

Après les tirs sur Spartak et Troudovskyi la semaine dernière sous prétexte d’attaques fantômes de l’armée de la RPD, et essayant de rééditer l’opération sous faux drapeau menée contre Avdeyevka du 13 mai qui avait fait quatre morts parmi les civils (immédiatement imputés à la RPD alors que la direction des tirs indique clairement des positions qui étaient tenues par Secteur Droit à Vodyanoye), l’armée ukrainienne a tiré sur Krasnogorovka et s’apprête à recommencer.

Le 28 mai, des tirs venant de deux directions différentes ont frappé Krasnogorovka, qui se trouve en territoire occupé par l’armée ukrainienne. Des tirs qui ont blessé une civile, et endommagé plusieurs bâtiments dont l’hôpital. Immédiatement les médias ukrainiens ont hurlé au bombardement de la part de l’armée de la RPD.

Sauf qu’après enquête en analysant les photos et vidéos prises sur place et les témoignages il s’avère que, comme pour Avdeyevka, le bombardement venait bien de l’armée ukrainienne, et plus précisément des positions de la 92e brigade situés à Maryinka et Kourakhovo. Et ce n’est pas du mortier et des armes antiaériennes qui ont été utilisés comme clamés par la propagande ukrainienne mais de l’artillerie lourde et des lance-roquettes multiples Grad (tirés depuis Kourakhovo). Sur les 23 tirs ayant touché la localité, neuf seulement venaient de Maryinka, le reste venant de Kourakhovo.

D’ailleurs, fait troublant, les officiers russes du Centre Conjoint de Coordination et de Contrôle du cessez-le-feu (CCCC) n’ont pas été autorisés à aller inspecter les zones bombardées. Comme les observateurs de l’OSCE, les membres du CCCC doivent pouvoir accéder aux zones bombardées pour analyse. Le fait que les officiers russes de cette institution n’aient pas été autorisés à inspecter les lieux indiquent clairement que l’Ukraine à quelque chose à cacher.

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